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- Chronique sur www.zicazic.com.

"Il y a des groupes qui ont des choses à dire et qui ne s'en privent pas … Shadyon fait partie de ceux-là et nous sort un premier opus rempli jusqu'à plus soif, laissant transparaître tout son talent de composition mais aussi son envie de jouer juste, vite et surtout longtemps ! Créé en 2002 par Maël Saout (lead guitar) et Emmanuel Creis (guitare et chant), Shadyon est passé très rapidement d'une musique à dominante acoustique vers un heavy prog très électrique marqué par des groupes comme Dream Theater, la référence en la matière, ou encore par Iron Maiden, Ayreon, Freak Kitchen ou Devin Townsend. Porté par deux démos et par des ouvertures pour Evergrey, Dark Age ou Paragon, Shadyon a su prendre le temps de laisser monter en lui l'inspiration et c'est aujourd'hui accompagnés de Sébastien à la batterie, Stéphane à la basse et Philippe aux claviers que Maël et Emmanuel débarquent en licence chez Brennus pour le plus grand plaisir des amateurs de beaux riffs … Shadyon pourrait très facilement se faire passer pour un groupe scandinave tant ses sonorités sont marquées par l'empreinte nordique du metal. Armé d'un guitariste à faire trembler les plus fameux guitar heroes, le groupe parvient avec beaucoup de modestie à ne pas faire un album m'as-tu vu et à conserver une démarche qui mise plus sur l'efficacité et le feeling que sur une quelconque volonté de démonstration technique. Et ça le fait à chaque fois avec des refrains imparables qui font souvent penser à Europe, la machine à tubes metal des eighties, et avec une approche très mélodique d'une musique percutante et riche en breaks. Avec son lot d'hymnes en puissance, Shadyon fait figure de groupe capable de ramener le metal vers les radios nationales et il ne serait en fait que justice que des titres comme « Invaders », « Rising » ou pourquoi pas « Pain », pour ne citer que les plus calibrés, viennent chatouiller les tympans d'auditeurs un peu ouverts pour leur donner envie d'écouter une musique différente de celles des playlists traditionnelles où le summum du rock diffusable aux heures de grande écoute semble difficilement pouvoir dépasser Joan Jett ou Peter Frampton. Tous les ingrédients sont régulièrement réunis, une attaque en arpèges, une montée en pression rapide avec des claviers qui adoucissent légèrement le tout, un solo de guitare incisif et un final mélodique. Que demander de plus ? Un son un peu moins brouillon peut-être mais compte tenu du manque de moyens, Shadyon pouvait difficilement faire mieux. On les félicite donc pour cet ouvrage porteur de nombreux espoirs et on les quitte sur une note un peu inattendue, « Mirror », le splendide bonus en acoustique avec guitares, violons et voix … Magnifique !"textetexte

- Chronique sur www.spirit-of-metal.com.
"Le Québec est un pays qui commence à se faire une place dans le monde du power metal mélodique. Shadyon est un représentant de ce mouvement que l'on pourrait qualifier de NWOQPM ou nouvelle vague du power metal québecois. Le premier album éponyme des canadiens est un véritable délice pour les oreilles grâce aux subtiles mélodies et à la voix d'Emmanuel, qui passe aisément d'une octave à une autre avec une justesse et une facilité déconcertantes. Les morceaux, bien qu'excellents, ne rayonnent pas par leur originalité, mais, ils sont directs, mélodiques, puissants et beaux. Ils ont une forte personnalité. Ecoutez-moi "Funeral", "Pilgrimage...", "Dying In Innocence", "Rising", "Dreaming", "Learning To Foar", "Pain", etc, qui mettent tous la guitare en avant, ce qui n'est pas un mal, bien au contraire, tous les soli étant magnifiques! Shadyon mettent tout leur coeur dans l'intérprétations des compositions. La première chose qui frappe dés que l'on entends le premier morceau (outre l'intro) c'est la voix : trés proche de celle de Tony Kakko dans les passages heavy (d'ailleurs certaines parties ressemblent à la musique de Sonata Arctica) et unique sur les passages les plus calmes. Cet album est un véritable enchantement, une petite perle. Rien que le dernier titre, qui est aussi le bonus track, le calme et resplendissant "Mirror", démontre l'énorme potentiel de Shadyon a créer des chansons rock universelles. Tout ça pour dire que Shadyon peut, s'il continue sur cette lancée, se creuser une place dans le peloton de tête des groupes internationaux de power metal, aux côtés de Kamelot, Sonata Arctica, Edguy...Ce premier album est un véritable joyau! (15/20)"

- Chronique sur http://antithetic.free.fr.
"SHADYON est un jeune groupe breton inspiré, accrocheur et surtout très persévérant. Ils ont déjà derrière eux une certaine expérience scénique (premières parties de Evergrey , Dark Age , Paragon notamment) et une envie folle de progresser, sans oublier une foi inébranlable en cette musique principalement orientée métal progressif. Ils ont comme maîtres Dream Theater , Evergrey et adorent Jorn Lande , la FM et les mélodies. Ce panachage donne lieu aujourd‘hui à leur premier effort, qui est l'aboutissement de plus de 3 ans de travail acharné, et pour les avoir entendus sur scène dans leur Bretagne, il est indéniable qu'ils ont réussi à mettre au point ces titres dont certains sont parus sur leurs 2 démos des débuts ("Rising" et "Human Quest"). Le 1er titre "Human quest" est déjà à lui seul un exemple frappant de leur ambiance musicale, faite de riffs puissants, de breaks étincelants et agrémentés de ci de là de passages mélodiques bien intéressants. Emmanuel Creis impose sa conviction, tout au long de l'album, et ce dès le 2ème titre "Funeral" où le déchaînement des guitares, rehaussé par des claviers somptueux, fait grosse impression. Le seul bémol est le son un peu sourd car ce titre est absolument remarquable et taillé dans un moule métal progressif de bon aloi. Et vous ne vous ennuierez pas ensuite sur le lyrique et magnifique "Pilgrimage for wisdom", métallique à souhait, fort en rythmes où les guitares se montrent très affûtées (bravo Maël pour ces solos de folie !) : c'est le titre phare de l'album, varié, énorme et rempli de bonnes trouvailles, un vrai régal ! Et le reste de l'album, demanderez-vous ? L'ensemble est constitué de titres toujours orientés progressifs, parfois heavy mais toujours axé sur une forme de mélodie bien mise en évidence notamment sur "Invaders", avec de longs passages instrumentaux parfois, qui à la limite peuvent lasser par leur ampleur comme sur "Dying in innocence" ou "Rising" sur lesquels éclate malgré tout une forme de finesse musicale et une richesse de composition apparente. Ces titres ont des qualités de sensibilité et de justesse vocale. "Dreaming" apporte lui aussi sa part de rêves et s'il est plus heavy et plus rythmé, il est sans conteste riche de mélodies et empli de claviers superbes. En conclusion, beaucoup de qualité, de recherche et de progressif dans cet opus, malheureusement produit de façon sommaire et brute par manque de moyens et beaucoup trop long (73 mns !) pour capter l'auditeur de façon permanente. Mais l'ensemble passe très bien et démontre des capacités musicales qui ne demandent qu'à éclater : ambiances atmosphériques parfois, passages acoustiques du plus bel effet ("Lost in the dark"), et heavy métal mélodique ("Starlight"). SHADYON va se bonifier avec le temps, aucun doute là-dessus : c'est un groupe très prometteur ! ! ! (8/10)" Franck

- Chronique sur http://www.metalorgie.com
Shadyon se forme en région brestoise en 2002 sur l'initiative de Maël (guitare soliste) et d'Emmanuel (chant et guitare rythmique). Ils seront vite rejoint par Sébastien à la batterie, Stéphane à la basse, et enfin par Phillipe aux claviers. Initialement un groupe acoustique, le groupe prit vite une tournure plus électrique, influencée par Evergrey, Iron Maiden, Dream Theater et autres... Shadyon accumule les premières parties aux côtés d'Evergrey, Dark Age, Paragorn, et après deux démos bien accueillies par la critique finit par sortir un premier album éponyme en 2006. Shadyon est un groupe que j'ai eu l'occasion de découvrir dans les bars brestois et à diverses occasions dans la région. La première fois que je les ai vus aux Challenges Musicaux en Mai 2004 j'avais pris une bonne petite claque tant leur prestation était bonne, et ce malgré le fait que la guitare du chanteur ait rendu l'âme en cours de route. J'attendais donc avec impatience l'album et il m'a fallu deux ans pour pouvoir enfin l'écouter, mais bresf, passons à celui-ci justement. L'album débute étrangement sur une courte introduction au piano sur lequel viennent se poser quelques jolies vocalises apportant une légère dimension dramatique au titre. Les choses sérieuses commencent avec Human Quest, et après un préambule acoustique oriental l'arrivée de la distorsion surprend quelque peu. Le son de guitare est en effet très particulier, assez « quincaille », ce qui s'avère être assez déroutant lors des premières écoutes. On imputera la faute à un budget pas forcément suffisant pour un premier disque. Mis à part cet élément qu'on ne peut que déplorer; mais auquel on se fait cependant assez vite, le reste de la production est tout à fait correct. Pour en venir enfin à la musique de Shadyon, celle-ci se rapproche d'un Heavy Metal traditionnel à la Iron Maiden - avec une voix proche de celle de Dickinson - qui côtoierait le Metal Mélodique Scandinave d'Evergrey et du Progressif de Dream Theater. Ajoutez à cela la présence d'ambiances atmosphériques apportées par les claviers et un florilèges de titres acoustiques et vous obtenez un groupe qui a déjà trouvé ses marques. Les musiques sont longues et complexes au niveau de leur structure puisqu'on passe régulièrement de passages clairs relativement paisibles à d'autres où la double pédale est prédominante sur des soli en shred précédés par une longue montée presque Thrash (Human Quest). Mais le transitions peuvent aussi abrute que logique, il n'est donc pas rare non plus de passer d'un coup à passage atmosphérique. A noter en outre la suprenante ballade Mirror présente en piste bonus qui introduit des sonorités celtes au violon. Bref, tout ça pour dire que ce disque est emprunt à un fort éclectisme. La voix est également particulièrement accrocheuse, apportant une petite touche rétro dans un univers musical de plus en plus « corisé ». Il oscille aisément entre grave et aiguë sans lésiner sur les trémolos au passage. L'avantage c'est qu'il est aussi à l'aise sur des titres acoustiques lénifiants comme Pilgrimage For Wisdom ou Mirror, que sur des chansons plus Heavy à l'instar de Funeral ou de Lost in the Dark. Au niveau des points noirs on regrettera la présence de chansons plus stéréotypées dans leur cheminement comme Dying in Innocence ou Rising qui alternent classiquement les arpèges et la saturation sans qu'il y ait forcément une cohérence. Tronqués de toute fioriture ces titres sont néanmoins tout à fait appréciables, ça coince juste un peu au niveau de la structure. Shadyon signe un premier album de qualité auquel on reprochera cependant la faiblesse de sa production et sa longueur. Les chansons sont certes bonnes et variées dans l'ensemble, soixante-quatorze minutes ça reste long et dur à ingurgiter d'un coup. La complexité des structures et la technicité des musiciens devraient plaire aux amateurs de Progressif, sans pour autant déplaire aux détracteurs du genre puisque Shadyon met un point d'honneur à introduire des mélodies dans sa musique en évitant de ponctuer tous ses titres de passages proches du shred.

- Chronique sur http://www.zicline.com
La maison Brennus est un label français qui tente de donner des couleurs au métal hexagonal, en relevant assez bien ce défi. Dans la catégorie métal mélodique, il donne sa chance à Shadyon, un groupe brestois formé en 2002 et qui signe ici un premier album après deux démos. Les premières amours acoustiques de ce groupe s'entendent bien sur leur CD éponyme qui s'ancre également solidement dans les grosses sonorités électrifiées, chères à des fleurons du genre comme Dream Theater, Evergrey, avec une petite louche d'In Flames et une cuillerée d'Iron Maiden. En 13 titres puissants et efficaces, le quintet élabore un heavy prog mélodique qui n'a pas inventé la grenade à manche mais qui est une transcription très bien faite de tout ce qui se fait dans le genre : riffs épais et rapides à la Dream Theater/In Flames, passages acoustiques douillets comme des ballades de Metallica et des nappes d'orgue qui insufflent une ambiance épique. Encore une fois, les fans de Dream Theater et de métal atmosphérique en général y trouveront leur compte.

- Chronique sur http://www.rockstage-netmag.net
Créé en 2002 le groupe shadyon sort aujourd'hui son prmier album éponyme. Leur style est le heavy metal mélodique progressif. Leur musique a l'origine plutôt orientée acoustique a évolué vers le heavy. Joli résultat ! Un album où l'on trouve aussi bien des passages acoustiques, des morceaux plus heavy. Les chansons sont mélodiques et bien rythmées. La voix du chanteur agréable qui se marie bien avec le style de leurs chansons. Les morceaux sont bien composés, bien équilibrés, rien de trop, pas de démonstration gratuite... Shadyon commence par une superbe intro au clavier avec la voix du chanteur en fond. Un morceau très atmosphérique, très agréable, trus doux, très mélodique. Puis arrive "Human Quest" avec son intro à la guitare acoustique (très hispanique) relayée rapidement par le duo guitare/batterie qui nous place dans un bon heavy métal bien rythmé. Un bon solo guitare, très réussi. Le batteur est très bon, il a bien le rythme. Je ne vais pas énumérer chaque chanson car il y aurait beaucoup de choses à dire sur cet album. Ce sera à vous de le découvrir ... Pour résumer je dirais que l'album est bien équilibré, entre les passages de guitare acoustique, les duo guitare (saturée ou non)/batterie, les solos guitare de Mael, sans compter les changements de rythme de Sébastien (qui assure !), de même que la basse de Stéphane, qui sans être trop présente s'entend bien dans certains morceaux. Je ne voudrais oublier ni le clavier de philippe et le violon de Shane. Emmanuel a une voix agréable à l'écoute. Juste un mot sur "Mirror", titre bonus. L'un des morceaux les plus beaux de l'album ... le violon et la guitare acoustique ... superbe !!! émouvant. Laissez vous tenter par ce groupe et cet album Shadyon. "Monsieur" Brennus a raison de les avoir signer.

- Chronique sur http://www.instinctprog.com Lien direct :http://www.instinctprog.com/index.php?page=chroniques/aff_chroniques&id=156

Décidément, le metal progressif français a le vent en poupe en cette année 2006 : après les récentes sorties des albums de Conscience, Venturia, Veda et j'en passe, arrive ce premier album éponyme de Shadyon. Notre nouveau rejeton s'est fait connaître grâce à des premières parties remarquées de groupes d'horizons variés tels que Evergrey ou Thuata de Danann, ainsi qu'à l'aide de deux démos, Rising et Human Quest, qui leur ont permis de percer dans le milieu underground et d'obtenir une signature chez Brennus. Ce groupe se démarque toutefois de ses compatriotes avec une musique à la fois plus variée et musclée, tout en restant facile d'accès pour les néophytes du genre. On sent déjà une forte maturité, et on comprend aisément que les musiciens ont bien roulé leur bosse avant d'intégrer ce combo formé en 2002, preuve d'une maîtrise instrumentale assez importante pour être remarquée. La guitare se taille la part du lion sur ce disque, nous délivrant des riffs puissants lorgnant vers le thrash ainsi que des arpèges acoustiques permettant de varier les ambiances. Quant au chanteur, Emmanuel, il nous rappelle ce que peuvent proposer Jorn Lande ou Devin Townsend, sans toutefois atteindre l'efficacité de ces derniers. Malheureusement, la production médiocre de ce disque ne permet de profiter qu'en partie de son timbre. On remarque aussi que Shadyon est influencé par le metal nordique à la Evergrey, Beyond Twilight ou Pagan's Mind. Des références à ces groupes reviennent tout au long du disque. Même si le penchant metal de leur musique prédomine, des influences progressives et atmosphériques se détachent, comme sur le titre Dying In Innocence qui alterne toutes ces mouvances, ou le titre bonus Mirror qui ferme ce disque d'une manière mélancolique. Ce mélange des genres est assurément leur point fort, qui leur permet de sonner d'une manière personnelle, permettant de dissiper cet effet de "déjà entendu". Ce groupe mixe donc habilement refrains mélodiques et parties instrumentales complexes (Pilgrimage For Wisdom) et malgré quelques baisses de régime, l'ensemble de l'album reste cohérent. Leur musique arrive à rester originale et variée sans trop s'éparpiller. Cependant, l'ennui se fait sentir à cause la longueur trop importante de l'album, qui dure quand même plus de 73 minutes. Si Shadyon nous avait proposé simplement trois quart d'heure de musique, leur mixture aurait été bien plus efficace. Si quelques titres avaient été tout simplement retirés de l'album, son intensité aurait pu être réellement accrue, et j'aurais aisément pu ajouter deux ou trois points à ma note. Avec cet album, Shadyon nous prouve que la France n'est pas avare en talents, et que même s'il y a encore quelques points à améliorer avant de pouvoir espérer une reconnaissance internationale, ce jeune groupe se place d'office parmi les outsiders nationaux.

- Chronique sur http://www.metal-impact.com
Après deux démos, les Français passent aux choses sérieuses avec cet album sorti sous le label Brennus. Le groupe a pour base un Heavy Metal soigné qui laisse une belle part à la mélodie. Les structures musicales, sans être complexes, ne sont pas linéaires ce qui fait souvent pencher l’ensemble vers du Prog. En effet, des mélodies fort différentes peuvent se succéder avant d’être interrompues par des surgissements de gros riffs même si, dans l’ensemble, les mélodies demeurent prépondérantes. SHADYON a également apporté de petites touches d’émotions qui donnent à cet album une saveur assez mélancolique, voire sombre. On pense parfois à EVERGREY. Bien servi par des compositions agréables et intelligemment construites, SHADYON enrichie son propos avec des arrangements inspirés. On reste admiratif devant le travail qui a été apporté autours de chaque morceau. Ceci permet de rendre digeste des titres souvent longs. En revanche on regrette que le groupe (comme tant d’autres, d’ailleurs) parte dans la complexité gratuite et nous offre des changements de structures assez inopinés et, pour tout dire, peu judicieux. Plutôt que de continuer d’exploiter de bonnes idées, SHADYON s’égare dans d’autres directions où l’auditeur ne suit pas forcément. Mais ces quelques incartades ne gâchent pas le plaisir de cette découverte. Car SHADYON livre ici un très bon premier essai. Shadyon - Shadyon [ Plus d'infos ] Auteur : Bonobo_666 Note : 8/10 Année : 2006 Style : Heavy Prog' Label : Brennus Site Officiel > Aucune news

Chronique sur http://www.HeavyLaw.com
Bon, je vous le dis tout de suite, je n’ai aucune idée originale pour introduire cette chronique ; ici, point de prose poétique à la Duck, ni de manuel didactique sur la lutte contre l’insomnie façon Dragonman… Du coup, pour la peine, je vais simplement vous faire un petit récapitulatif de la biographie du groupe ! Shadyon est une jeune formation bretonne qui, après avoir débuté sa carrière dans la musique acoustique, se dirige tout naturellement vers un Heavy Metal progressif et mélodique à souhait. Le groupe dit vouloir privilégier les ambiances et les atmosphères plutôt que la démonstration gratuite, et à ce titre, je dois admettre que le résultat est réellement convaincant. Après seulement deux démos (“Rising” & “Human Quest”) et de nombreux concerts (dont les premières parties d'Evergrey, Dark Age, Paragon, Torment, et Thuata de Danann) le groupe voit enfin ses efforts récompensés par une signature chez Brennus et la sortie de leur premier album éponyme. Je vous le concède, on ne juge pas un groupe d’après ses influences, mais dans le cas de Shadyon, ces dernières parlent d’elles-mêmes. Le groupe revendique entre autres (tenez-vous bien) Evergrey, Devin Townsend, Soilwork, In Flames, Tori Amos, Toto, Freak Kitchen, Europe, Last Tribe, Iron Maiden, Dream Theater, Ayreon... Rien que ça ! Vous remarquerez, au passage, que l’éclectisme est de mise... Pour ma part, après l’écoute de cet album, je ne peux m’empêcher de trouver une filiation évidente entre nos amis bretons et les anglais de Threshold. Leur musicalité est en effet assez semblable, faite d’un savant mélange de riffs tranchants et plombés, d’une rythmique en béton armé absolument irréprochable (mention spéciale au batteur du combo), et d’un travail remarquable sur les mélodies (nombreux passages acoustiques, harmonies vocales judicieuses, nappes de claviers subtiles, soli de guitares endiablés, …). Autre point commun entre les deux groupes, la présence derrière le micro d’un chanteur exceptionnel au timbre chaud et personnel, avec un réel feeling. Seule ombre majeure au tableau, on regrettera que la production de cet album ne soit pas à la hauteur de la qualité des morceaux. C’est vraiment très dommage, car cela nuit beaucoup à l’ensemble en masquant la richesse et la créativité des compos. Autre petit défaut (mais mineur celui-là), l’album est assez long et les titres peut-être trop nombreux, ce qui peut lasser l’auditeur sur la longueur d’une écoute. Mais comment en vouloir à un groupe d’être aussi productif quand le résultat est de cette qualité ? Vous l’aurez compris, Shadyon est une valeur montante de la scène prog’ française. Et dans les années à venir, il devrait fort logiquement se frayer une place vers le sommet, aux côtés des Threshold, Pain of Salvation, et autres Evergrey… pourvu seulement qu’on leur en donne les moyens !!!
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Dernière mise à jour de cette page le 21/04/2007

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